ExoMars 2016 paré au décollage !

Ne ratez pas le lancement d’ExoMars 2016 lundi !

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Le 14 mars prochain, la fusée Proton transportant la charge utile la plus massive à destination de Mars jamais construite décollera de Baïkonour au Kazakhstan. Nous avons décidé de vous faire une synthèse du déroulement de cette mission importante. Bonne lecture !

ExoMars 2016 est une coopération entre l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et le constructeur russe Roscosmos, dont l’objectif principal est la recherche d’anciennes traces de vie à la surface de la planète rouge et de préparer les prochaines missions européennes avec une configuration inspirée de Rosetta d’un orbiteur (Trace Gaz Orbiter) et un démonstrateur de descente et d’atterrissage martien (Schiaparelli). L’ensemble arrivera si tout se passe bien à proximité de Mars en octobre de cette année.

Trace Gaz Orbiter

TGO au dessus de Mars

TGO au dessus de Mars

Le véhicule principal est le TGO, une sonde alimentée en électricité par des panneaux solaires et d’une masse de 3,8 tonnes, battant ainsi un nouveau record, et possédant quatre instruments scientifiques conçus pour améliorer notre connaissance sur l’atmosphère martienne telle que sa composition ou la teneur en méthane. De plus, comme les autres orbiteurs martiens, il devra pouvoir assurer les communications avec les sondes au sol comme Schiaparelli. Enfin son appareil photo devrait aider à déterminer le site d’atterrissage du futur rover européen d’ExoMars 2018. Son orbite de travail prévue sera d’environ 400 km d’altitude et 74° d’inclinaison. Des aérofreinages seront utilisés pour les manœuvres.

Schiaparelli

L'atterrisseur sans le bouclier et la partie arrière

L’atterrisseur sans le bouclier et la partie arrière.

Porté par TGO tout le long du transfert vers la planète rouge, Schiaparelli (du nom du célèbre astronome italien), de son nom officiel EDM (Entry, Descent and Landing Demonstrator Module) est un atterrisseur de 600 kg censé valider les futures méthodes de descente vers la surface utilisées par ExoMars 2018. Il est constitué d’un disque sur lequel viennent se fixer quelques instruments scientifiques qui devront fonctionner pendant 8 jours martiens (EDM n’emporte que des batteries), un bouclier thermique, un parachute et un moteur-fusée pour la descente finale. Quelques jours avant l’insertion en orbite de TGO il sera séparé de ce dernier puis endurera une entrée atmosphérique de l’ordre de 6 km/s. Une fois au sol il pourra communiquer avec TGO et Mars Reconnaissance Orbiter.

Vous souhaitez assister au lancement ?

Proton mise à la verticale pour le lancement d'ExoMars 2016.

Proton mise à la verticale pour le lancement d’ExoMars 2016.

Nous nous doutons bien que vous n’allez pas faire le déplacement jusqu’à Baïkonour pour voir Proton décoller ! Ainsi, le live pour assister au lancement, qui devrait se faire à 09:30 AM, est disponible sur le site de l’ESA ici. Et vu qu’on est gentil, on vous l’intègre même sur la page web !

Nous espérons que cet article vous a plu, n’hésitez pas à nous donner votre avis en commentant, Fly safe !

17 réflexions au sujet de « ExoMars 2016 paré au décollage ! »

  1. Merci pour cet article ! Il manque une une info cruciale par contre : il s’agit la de toute une démarche de préparation pour l’envol en 2018 d’un rover ! Je viens d’artilleur de terminer non sans mal la réalisation d’un étage BrizM, en espèrent pouvoir faire une vidéo peu après le lancement :)

  2. De rien !
    C’est dit tout au long de l’article cette info Daki :

    Enfin son appareil photo devrait aider à déterminer le site d’atterrissage du futur rover européen d’ExoMars 2018
    futures méthodes de descente vers la surface utilisés par ExoMars 2018
  3. Super cool de ta part de nous notifier de ce genre d’événements, pour ma part sa faisait longtemps que javais pas trainer sur le site de ESA et sans ton article j’aurais surement rate ça, donc GRAND merci a toi !

  4. Merci, malgré ton poste, je pense le louper … comme à chaque lancement, j’y pense toute la journée ou toute la veille et au moment fatidique, bien j’arrive 30 mins trop tard :p

  5. Au final on voit une micro vidéo qui se termine dès que le lanceur est dans les nuages. Ils devraient prendre exemple sur spaceX, on assiste a aucune separation, juste la montée verticale

  6. Des présentations ont été faites tout au long de la journée et sont disponibles ici:
    http://livestream.com/ESA/exomars

    le lancement par le Proton-M en bonne qualité (parceque la vidéo sur le site de l’ESA :roll: )

    un lien intéressant pour la trajectoire en détail:
    http://blogs.esa.int/rocketscience/2016/03/13/why-exomars-ride-to-space-takes-the-time-it-does/
    le transfert interplanétaire à été découpé principalement en 3 burns au périgée, et comme dans KSP pour profiter d’une meilleure efficacité(effet Oberth, …)

    et là pour le planning de la mission:
    http://blogs.esa.int/rocketscience/2016/03/09/the-big-blog-post-how-exomarstgo-schiaparelli-get-to-where-theyre-going/

    pour les actus temps réelles:
    https://twitter.com/ESA_ExoMars

    Edit:

    Image

  7. J’serais curieux de savoir ce qui va déconner cette fois ci et j’dis çà en espérant conjurer le – mauvais sort – qui frappe les missions russes (ou en collaboration avec les russes) à destination de Mars.
    En effet, les précédentes missions ont toutes souffert d’un incident grave avant même que les objectifs principaux soient atteint. Les russes ont eu toute une panoplie de pannes dont certaines qualifiables de "kerbaliennes" ; défaillance du lanceur, de l’ordinateur, de l’alimentation électrique, etc.

    Comme Roscosmos apporte les mêmes technologies que les missions Phobos-Grunt ayant fait leur preuve en failitude (sic), c’est à dire le lanceur et la plateforme de transfert et insertion autour de Mars, on aura de quoi être soulagé quand ExoMars sera en orbite martienne basse et que le reste de la mission incombera aux instruments européens.

    Bref, souhaitons "merde" à ExoMars ^^

  8. Je crois que l’étape des potentiels échecs est heureusement dépassé :) BrizM a mené à bien ses 4 injections, largué son réservoir Torique, le reste n’est pratiquement plus que de la Charge Utile !

    J’aime beaucoup cette mission, allez savoir pourquoi, je la trouve très complète, assez originale dans le déroulement, etc ^^

    Merci pour les liens Skalou ! Pourquoi diable est-ce qu’on avait une vidéo aussi sincèrement à chier pour le lancement ? Qu’ils fassent appel à SpaceX la prochaine fois pour la com’, ça leur coutait quoi d’inverstir 100k€ sur Baïkonour pour retransmettre des images potables ? C’est hyper important les images, là c’est tout juste si j’aurai envie de remettre un Live d’une pareille mission, alors qu’un banal lancé de SpaceX c’est toujours un régal !

  9. Dakitess a écrit :Pourquoi diable est-ce qu’on avait une vidéo aussi sincèrement à chier pour le lancement ? Qu’ils fassent appel à SpaceX la prochaine fois pour la com’, ça leur coutait quoi d’inverstir 100k€ sur Baïkonour pour retransmettre des images potables ? C’est hyper important les images, là c’est tout juste si j’aurai envie de remettre un Live d’une pareille mission, alors qu’un banal lancé de SpaceX c’est toujours un régal !

    C’est la rusticité russe, un ptit verre de Vodka dans le nez et hop, plus d’bonnes images ! :D

    Cool qu’il n’y ai pas eu de défaillance, après Olie faut pas oublier qu’un tiers des missions à destination vers Mars ont foirées. Après peut-être que leur QA n’est pas aussi efficace que Squad ^^

  10. La mauvaise réputation de l’étage Briz (et ses nombreuses déclinaisons), c’est du solide au regard du taux d’échec. Je comprends pas l’acharnement de Roscosmos à garder ce concept alors que la combinaison Proton/Bloc-D n’a plus rien a prouver et que les performances sont encore bonnes. Un Bloc-D avec une électronique modernisée rassurerait plus les clients qu’un Briz rafistolé de partout.

    Je suppute que Roscosmos a dû faire une offre financière alléchante à l’ESA, voir même en vendant le lanceur à perte tant une mission réussie avec l’occident aiderait à oublier l’adolescence difficile du Briz.

    Sans une ristourne alléchante, ça aurait couté le même, et avec une garantie de succès élevée de décomposer en deux missions l’une pour l’orbiteur et l’autre pour l’atterrisseur utilisant chacune un Soyouz/Fregat qui a été irréprochable pour Mars Express et Venus Express. De plus, un échec de l’une ou l’autre mission n’aurait pas de grave conséquence sur la poursuite de l’étude de Mars, hors là l’ESA joue l’avenir de tout son programme martien en pariant que Roscosmos va sevrer son Briz de tous ses défauts.

    A ce propos, bien que c’est au compte des russes que revient la majorité des échecs vers Mars et que les succès sont plutôt du coté américain, c’est l’inverse à destination de Venus où les russes ont eu un quasi sans-faute mais aucune de leurs missions n’utilisait un Briz…

    Edit: je cherche, encore et encore, mais je ne trouve pas de missions interplanétaires avec un Briz qui ait réussie, ça serait une première ^^

  11. Mea Culpa !

    Je viens seulement de prendre connaissance des détails de la mission, et contrairement aux précédents échecs ce n’est pas Briz-M qui sert de plateforme orbitale autour de Mars (et qui s’occuperait de l’insertion en orbite et les manœuvres). L’étage est censé être largué dés que ExoMars est sur une trajectoire de transfert. Vivement qu’il se débarrasse du boulet ^^

    Et si j’ai bonne mémoire, ça sera une première que l’ESA s’occupe elle même d’une insertion orbitale interplanétaire, et avec un engin 100% made-in-EU. Joie.

  12. De ce que j’ai compris il s’agit surtout d’un partenariat, sans cela l’europe aurait due s’offrir 2 ariane5 (2 x 120 millions d’€), sinon adieu la mission. (ou se chercher un autre partenaire)
    Les données récoltées seront partagées entre les deux agences, de même que les risques (si l’un des deux foire son coup, tant pis pour l’autre: pas de dédommagement).

    Ceci étant étant le proton-M avec son briz M a déjà fait le job ( faut suivre > https://pbs.twimg.com/media/CdiN-NIWIAAQkX3.jpg:large ;) )

    et au risque de te décevoir une partie des instruments est russe de même que américaine.

  13. Quelqu’un a t il des infos un peu exhaustives sur la mission de 2018 ? Je peine à en trouver. Est ce qu’elle est définitivement acquise en terme d’organisation et de matos utilisée ? J’aurai besoin de trucs sur la charge utile, et sur le staging de proton, même si j’ose espérer qu’il est le même que la fusée qui vient de partir ?

    J’ai vu un visuel assez explicite de Thalès, une jolie vidéo qui m’a donné envie de cette reproduction, mais le gros bémol… C’est que même mes yeux de parfait novice ont repéré une erreur tellement grossière que je n’ose plus croire grand chose de son contenu.

  14. Dakitess a écrit :Quelqu’un a t il des infos un peu exhaustives sur la mission de 2018 ? Je peine à en trouver. Est ce qu’elle est définitivement acquise en terme d’organisation et de matos utilisée ? J’aurai besoin de trucs sur la charge utile, et sur le staging de proton, même si j’ose espérer qu’il est le même que la fusée qui vient de partir ?

    J’ai vu un visuel assez explicite de Thalès, une jolie vidéo qui m’a donné envie de cette reproduction, mais le gros bémol… C’est que même mes yeux de parfait novice ont repéré une erreur tellement grossière que je n’ose plus croire grand chose de son contenu.

    Je suis curieux de savoir qu’elle est cette vidéo et ce que tu as remarqué ;)

    Sinon y’a des chance que la mission 2018 évolue en fonctions des retours de 2016 je pense, c’est ce quoi sert essentiellement le demonstrateur schiaparelli aprés tout non? au moins au niveau de la trajectoire de rentrée atmo.

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